Les armoiries de la ville

Les armoiries de la ville

armoiriesLa signification des attributs

« D’OR, A LA CROIX DE GUEULES, CANTONNEE DE QUATRE ALERIONS D’AZUR, QUI EST MONTMORENCY ANCIEN »

Les émaux (métaux et couleurs)

OR : symbolise l’intelligence, la grandeur, la vertu et le prestige.

GUEULES : couleur rouge symbolisant le désir de servir sa patrie.

AZUR : couleur bleue symbolisant la fidélité et la persévérance.

Les figures

LA CROIX : symbole de la chrétienté

Les meubles

LES ALERIONS : petits aigles sans bec ni pattes, symbole de l’empire universel

Les ornements

LA COURONNE COMTALE : Elle comporte neuf grosses perles vues de face. Le cercle est garni de pierreries. Elle est présente depuis le début du XVIème siècle, date à laquelle « le comté et châtellenie de Montlhéry » fût confié aux seigneurs engagistes.

La devise

Bien qu’elle n’apparaisse pas en tant que telle sur les armoiries, on pouvait lire au-dessus du siège du prévôt de la ville « Meminerit se Deum habere testem » qui signifie « Qu’il se souvienne qu’il a Dieu pour témoin ».

Pourquoi créer des armoiries ?

La féodalité est basée sur le principe essentiel d’une fidélité inaltérable entre le vassal et son seigneur. Le vassal offre ses services à son suzerain, lequel doit assurer sa protection.

Ne concernant à l’origine que des effectifs limités, les opérations militaires ne nécessitent pas une identification systématique des factions opposées.

Par contre, la première croisade (1095) entraîne une foule de chevaliers en terre sainte. Devant s’organiser pour une action militaire commune, sans négliger leurs cohésions nationales, ils se heurtent très vite à un problème linguistique. Plusieurs centaines de milliers de combattants doivent pouvoir se reconnaître et, une identification rapide et précise des guerriers, affranchie de toute barrière linguistique, s’avère indispensable.

Un procédé de reconnaissance élémentaire est choisi par les croisés et consiste à apposer des marques de couleurs sur les boucliers, heaumes et couvre-nuques.

Les pratiques guerrières de l’ère féodale ne suffisent pourtant pas à justifier le succès des armoiries : tournois, défilés d’apparat et cérémonies fastueuses sont autant d’occasions pour la cheva1erie d’arborer ses couleurs. La reconnaissance rapide et sans équivoque des protagonistes, tant sur le champ de bataille qu’au tournoi, entraîne très tôt une codification des marques de reconnaissance.

Des règles précises, élaborées par les hérauts d’armes voient le jour des le XIIème siècle et demeurent en vigueur, quasiment inchangées, jusqu’à nos jours.

Les armoiries de Montlhéry

Les armes de la ville remontent à la première croisade à laquelle participa Milon 1er, seigneur de Montlhéry, surnommé « Le Grand » en raison de ses exploits durant le siège d’Antioche (1098).

André Jouanen raconte dans son livre « Montlhéry, douze siècles d’histoire » :

Le blason qui ornait l’étendard a une origine fort ancienne. On peut en donner les explications suivantes :

«Les Bouchard, dès avant l’an 1000, originaires de la Haute Seine s’installèrent dans l’île Saint-Denis, puis plus tard, à Montmorency dont ils prirent le nom. L’un d’eux, Bouchard 1er devint seigneur de Montlhéry et de Bray au Xème siècle. Il y garda les armoiries de sa puissante famille : «D’or à la Croix de Gueules cantonné de quatre alérions d’ azur». Premiers barons chrétiens, les seigneurs de Montmorency devinrent rapidement les fidèles serviteurs de la couronne.

Le blason énoncé comme ci-dessus passa ensuite au second fils de Bouchard 1er – Thibaut «File Etoupe» puis à ses descendants seigneurs de Montlhéry. Guy 1er, Milon 1er, Guy II, Milon II et Hugues de Crécy.

A la bataille de Bouvines, le 27 septembre 1214, Mathieu II de Montmorency, dit Mathieu le Grand, conquit douze oriflammes sur les Impériaux. Au soir de la bataille il les déposa aux pieds du Roi Philippe-Auguste. Celui-ci, voulant alors marquer sa gratitude l’autorisa à ajouter douze alérions de plus aux quatre qu’il avait déjà sur son blason.

Pavement aux armes de Montmorency « D’or à la croix de gueules, cantonné de seize alérions d’azur » entourées du collier de l’ordre de Saint-Michel. Par Masséot d’Abaquesne, Rouen, seconde moitié du XVIème siècle

Depuis cette date, les armoiries de Montmorency devinrent définitives s’énonçant comme suit : « D’or à la croix de gueules, cantonné de seize alérions d’azur ». Et Montlhéry conserva les premières armes de Bouchard qui s’énoncèrent alors : « D’or à la croix de gueules, cantonné de quatre alérions d’azur, qui est Montmorency ancien ». Elles sont surmontées d’une couronne comtale à neuf perles.