Rues et chemins

Rues et chemins

Alexandre Prou (Rue)

Maire de Montlhéry de 1879 à 1888 et également Directeur de l’Institution scolaire qui portait son nom rue de la Chapelle. L’actuelle rue de la Chapelle Saint-Pierre prolonge la rue Alexandre-Prou. La rue ou le chemin de la Chapelle St-Pierre commençait autrefois en haut de la rue de la Poterne, à l’endroit où se trouvait effectivement la Chapelle (Prieuré St-Pierre-St-Laurent) et se terminait rue des Moulins. C’est sa partie supérieure, entre la rue de la Poterne et le chemin des Louis Blancs, qui a reçu le nom d’Alexandre Prou, la partie inférieure conservant son nom.

Alfred Cornu (Rue )

Voie nouvelle créée en 1990. Alfred Cornu (1841-1902) se servit du donjon de la tour de Montlhéry en 1874 pour calculer la vitesse de la lumière entre le donjon et l’Observatoire de Paris distants de 23 kms. Il arriva au bon résultat de 300 400 km/seconde qui est à rapprocher des 299 793 km/seconde déterminés par les méthodes modernes.

Archers (Rue des)

Le bas de la rue des Archers était anciennement la Voie des Sœurs. En souvenir des soeurs qui gérèrent pendant des siècles l’hospice du 13 Grande Rue et qui empruntaient ce chemin pour se rendre à la basilique de Longpont.

Quand l’école publique du Parc Mirablon fut construite, il semblait impossible qu’elle put se trouver à une adresse aussi peu  » laïque « . Il fut donc décidé de la renommer Rue des Archers. Ce nom faisant lui-même référence aux archers qui participèrent à la bataille du 16 juillet 1465. L’historien Comines raconte « que les archers du côté des Bourguignons étaient sans souliers, que chacun avait une planche plantée devant soi pour parer les coups et que plusieurs pièces de bois avaient été défoncées pour les faire boire et leur donner du coeur … ». Cette rue à été tracée sur les anciennes fortifications.

Argenlieu (Chemin d’)

Paul Fort, auteur impénitent de nombreux jeux de mots, avait désigné sous le nom d’Argenlieu, l’ensemble que représentaient sa maison et les petits champs autour car cet endroit lui tenait lieu d’argent.

Ballades (Allée des)

Chemin qui reliait le domaine d’Argenlieu où habitait Paul Fort au centre-ville. Son nom fait référence aux Ballades françaises, oeuvre majeure de Paul Fort. Cette voie fut inaugurée le 13 mai 1979.

Baudoin (Rue)

Nom d’une famille de Montlhéry qui céda des terrains à la ville.

Becquerettes (Lieu-dit : Les)

Soit : moulin bruyant, soit : lieu où se réunissaient les femmes bavardes.

Belles Dames (Pont des)

Du nom de l’ancien lieu-dit des « Belles Dames ». Ce pont fut construit en 1972 pour assurer la liaison avec la route de Nozay. Lors du discours d’inauguration, Maurice Picard prononça ce couplet composé pour l’occasion :

 » Sur la Route Nationale 20 devenue fleuve,

Il fallait bien qu’on y passât.

Alors, on appela Massat (l’ingénieur des Ponts et Chaussées)

Afin qu’un pont il y lança,

Vers les Belles Dames évidemment,

Afin qu’ensemble on y dansât  »

Berthes ( Impasse des)

Nous n’avons pas connaissance d’un nom plus ancien que celui actuel, qui vient du nom d’une ancienne famille de Montlhéry. Cette voie apparaît déjà sur les plans de 1810.

Bezones (Chemin des)

Anciennement Chemin des Coquilles ou des Bezones. Renommé Chemin des Bezones à la fin du XXème siècle, le nom de Chemin des Coquilles étant alors attribué au sentier reliant le Chemin des Pommeraies au Chemin des Bezones. Le cadastre de 1938 indique comme nom de lieu-dit  » Les Bezonnes ou le Clos à l’âne « .

Biron (Chemin de)

Ce chemin est mentionné pour la première fois en 1526. L’origine du nom pourrait être dans le vieux parler local où  » Biron(ne)  » désignait une personne très sale.

Blanche de Castille (Rue)

Elle doit évidemment ce nom à la reine Blanche de Castille, épouse de Louis VIII, mère de Saint-Louis (Louis IX), qui a plusieurs fois séjourné à Montlhéry entre 1223 et 1229 et s’est réfugiée au château avec son fils encore enfant au début du règne de celui-ci. Cette appellation est relativement récente (vers 1970), la rue s’appelait précédemment Rue de la Souche. L’actuel château de la Souche se trouverait à l’emplacement d’un ancien bâtiment appelé  » Maison de la Reine Blanche « .

Bois (Ruelle des)

Ce chemin a longtemps porté le nom de chemin des Loups. Le territoire faisait partie de la grande forêt d’Aequalina qui s’étendait de Versailles et Rambouillet jusqu’aux rives de l’orge, et se continuait par la forêt de Sequigny. Pendant des siècles, les loups arrivaient jusqu’aux portes de Paris.

Borde (Chemin et Allée de la Porte de la)

Ces deux voies tirent leur nom de la Porte de la Borde, porte qui fermait les fortifications à l’est de la ville. On l’appelait aussi porte du Levant. Une tour, probablement reconstruite assez récemment, subsiste à l’angle de la Rue des Archers et de la Rue du Docteur Ogé.

Bordet (Rue)

Nom d’une famille de Montlhéry qui céda des terrains à la ville pour améliorer ou élargir la rue (anciennement rue de la Cordonnerie). Ce nom est déjà présent dans les minutiers de 1684.

Bourguignons (Chemin des)

Anciennement Chemin des belles dames et nommée ainsi en 1973, cette voie conduit à l’emplacement du champ de bataille du 16 juillet 1465 et au cimetière des Bourguignons. Afin d’éviter les épidémies après la bataille, les milliers de cadavres des soldats de Charles le Téméraire, comte de Charolais, et du roi Louis XI furent enterrés à la hâte dans deux fosses communes, après avoir été salés pour mieux se conserver dans la chaleur de juillet. En 1900, on chantait encore le refrain :

 » Bourguignon salé,

L’épée au côté,

La barbe au menton,

Attends, Bourguignon !  »

Capétiens (Place des)

Il a été donné à cette place le nom de la dynastie capétienne. Thibault File-Etoupe, premier seigneur de Montlhéry était l’un des barons de Hugues Capet, premier roi capétien en 987.Cerisiers (Allée des)

Anciennement Chemin du Bel Egout, cette voie a été renommée en 1979 à la création de la route des Templiers.

Egout n’a pas ici le sens un peu péjoratif qu’on lui donne aujourd’hui et qui désigne une canalisation destinée à collecter les eaux usées. Il s’agit ici d’un ruisseau : le Mort ru (ruisseau mort car il ne coule que pendant les périodes humides) qui reçoit les eaux de surface et souterraines du plateau argileux de Nozay.

 

Champs Jolis (Chemin des)

Ce nom est mentionné pour la première fois en 1663. Inutile de préciser qu’on ne peut en rien juger de la qualité de la terre, à tel ou tel endroit, il y a trois ou quatre siècles, par celle que nous y voyons aujourd’hui.

 

Chapelle (Rue de la)

Au numéro 22 se trouve l’ancienne chapelle Royale de l’Assomption construite en 1708 par J.B. Bodin-Desperrières, procureur du roi. En effet, au début du XVIIIème siècle, le nombre des habitants s’étant accru, l’église de la Trinité était devenue insuffisante pour accueillir tous les fidèles. On y trouve aujourd’hui une carrosserie. Les hôteliers et aubergistes se trouvaient dans cette rue. C’était alors la voie principale de la ville, la grande route de Paris à Orléans qu’empruntaient voyageurs, cavaliers et coches.

 

Chapelle Saint-Pierre (Rue de la)

La chapelle de Saint-Pierre située dans la première enceinte du château, fut réunie au monastère de Longpont sous le règne de Louis VII au début du XIIème siècle puis, démantelée vers la fin du XVIIIème siècle. L’actuelle rue de la Chapelle Saint-Pierre prolonge actuellement la rue Alexandre Prou, ancien maire de Montlhéry de 1879 à 1888. La rue ou le chemin de la Chapelle Saint-Pierre commençait autrefois en haut de la rue de la Poterne, à l’endroit où se trouvait effectivement le Prieuré Saint-Pierre et Saint-Laurent et se terminait rue des moulins. C’est sa partie supérieure, entre la rue de la Poterne et le chemin des Louis Blancs, qui a reçu le nom d’Alexandre Prou, la partie inférieure conservant son nom. Cette situation est regrettable, dans la mesure où l’emplacement de l’ancienne chapelle Saint-Pierre se trouve maintenant éloigné de la rue portant son nom !

 

Chaperons (Chemins des)

Anthroponyme ou terme de botanique : l’aconit napel, qui poussait en abondance sur ces terres : plante vénéneuse, d’un vert sombre, à fleurs bleues, de la famille des renonculacées possédant un pétale supérieur en forme de casque ou chaperon.

 

Chats (Rue aux)

Le nom viendrait des chats attirés par les dépendances d’une boucherie de la Grande Rue où l’on vendait les carcasses et abats des animaux. Ce nom est déjà mentionné sur les plans de 1810.

 

Chevaliers (Allée des)

Cette rue a été créée vers 1970. Son nom évoque évidemment la chevalerie du moyen âge et la bataille de Montlhéry.

 

Christophe de Saulx (Rue)

Du nom du fief de Christophe de Saulx. Christophe de Saulx était l’intendant d’Olivier de Clisson pour le compte duquel il administrait Montlhéry (XIVème siècle). Dans certains actes des XVIIème et XIXème siècles, la rue est appelée Rue Brûlée, probablement en raison d’un incendie important l’ayant endommagée.

 

Clos Bouquet (Rue du)

C’est au début du XVIème siècle que le sentier du  » Petit Montlhéry  » à la Porte de Paris, aujourd’hui rue du Clos Bouquet fut tracé. A l’époque de l’exploitation de l’Arpajonnais, au début du XXème siècle (conseil municipal du 8 juillet 1904), elle a pris le nom de Rue de la Gare. Le clos apparaît déjà sur les plans de 1810.

 

Coquilles (Chemin des)

Désigne des terrains où abondent les fossiles marins. Il convient de rappeler qu’à l’ère secondaire, le bassin parisien était sous les eaux de la mer. Il en émergea au cours de l’ère tertiaire, et les fleuves, creusant leurs vallées, dessineront le relief tel que nous le connaissons aujourd’hui. L’origine du nom pourrait remonter également au moyen âge, époque des lointains pèlerinages : Palestine, Mont Saint-Michel ou plus proches, Longpont sur Orge, Saint-Denis. Le plus célèbre était celui de Saint-Jacques de Compostelle.

Les pèlerins qui suivaient toujours le même chemin, portaient en signe de reconnaissance une coquille Saint-Jacques suspendue à leurs vêtements. On partait pour de longs mois et même des années, seul ou en groupe, au long des chemins où l’on disposait d’auberges, de dortoirs, de relais organisés par les moines. Les plus pauvres allaient ainsi, vivant d’aumônes sinon de rapines, marchant inlassablement, couchant dans les monastères qui leur réservaient un abri et quelques vivres. Un oratoire existait en haut de ce chemin servant de guide aux pèlerins.

 

Corveaux (Chemin des)

Du nom de l’ancien lieu-dit  » Fond de Corveau « . Ce nom pourrait venir soit de celui d’un ancien propriétaire de parcelle, soit de la forme latine de corbeau (corvus). Cette dernière hypothèse est étayée par l’existence d’un lieu-dit tout proche dénommé « Les Basses Corneilles ».Coupendeau ( Allée du)

Du nom d’un lieu-dit de la ville qui était orthographié  » Coupendo  » sur les plans d’intendance de 1787.

 

Croix du Mesnil (Chemin de la)

Ce chemin est situé entre la Route Nationale 20, au niveau du pont des Belles-Dames et plus précisément de la concession automobile, et le rond-point des Bourguignons. A la jonction du chemin qui conduisait au Mesnil de Longpont, se trouvait une croix qui apparaît sur les plans d’intendance de 1787.

 

Dame Hodierne (Rue)

(Anciennement Rue de la Reine Blanche) Dame Hodierne de Gometz fut l’épouse de Guy, fils de Thibault File-Etoupe, en 1031. Ils sont tous deux inhumés à la basilique de Longpont. Dame Hodierne travailla de ses mains à la construction de cette église. La légende raconte qu’elle allait elle-même puiser de l’eau à une fontaine voisine pour aider les maçons qui édifiaient la nouvelle maison du « Bon-Dieu ». Un jour, elle demanda au forgeron une perche pour porter ses seaux. Par dérision, ce dernier lui jeta une barre de fer chauffée au rouge sous les quolibets de sa mégère; Hodierne s’en servit sans dommage. Cette barre fut reforgée en croix. On retrouve « La croix rouge fer » dans la basilique de Longpont à proximité des 3 visages sculptés à la retombée des arcs de voûte (Hodierne, le forgeron et sa mégère).

 

Daniel Louis Meyer (Place)

Célèbre famille de transporteur de Montlhéry . En 1923, Daniel-Louis Meyer introduit les premiers véhicules automobiles. Il fonde aussi le Syndicat des Transporteurs de Seine-et-Oise, dont il devient le premier Président.

 

Docteur Ogé (Rue du)

Maire de Montlhéry de 1919 à 1923. Cette très ancienne rue s’est appelée rue du Soulier Judas dans sa portion allant de la place du Marché à la rue de la Chapelle et rue aux Juifs dans la portion allant de la rue de la Chapelle à la rue des Archers. C’est dans cette rue que l’on trouvait les commerçants : drapiers, épiciers, tisserands, grainetiers,

 

Ecuyers (Allée des)

Comme pour l’allée des Chevaliers, toute proche, le nom de cette voie nouvellement créé, fait référence aux armées du moyen-âge.

 

Ernest Chesneau (Rue)

Secrétaire général de la mairie de Montlhéry, mort en déportation en 1945. Cette rue s’appelait anciennement rue de la Ferronnerie où l’on trouvait la plupart des artisans : Maréchal Ferrand, bourreliers, savetiers, serruriers, tonneliers, tailleurs,

 

Etoile du Mesnil  (Voie de l’)

Prolongement de l’ancienne voie des Sœurs, empruntée par les religieuses de l’hospice de Montlhéry pour se rendre à la basilique de Longpont via la rue des Archers. La dénomination  » Etoile  » pourrait être liée à Notre-Dame de Bonne-Garde car au moyen-âge, la vierge était couramment appelée  » Stella Dei Mater « , Etoile Mère de Dieu. Depuis la création de la route des Templiers, le chemin dans son extrémité côté Longpont est détourné vers l’ouest et rejoint la rue des Bourguignons.

 

Europe (Place de l’)

Place créée en 1984 en référence à la construction européenne en plein essor. La distillerie, délabrée suite à l’incendie de l’auto-école de Jean-Pierre Beltoise, fut démolie et le carrefour entre les Nationales 20 et 446 réaménagé (suppression de l’autopont).

 

François Arago (Allée)

François Arago organisa en 1822 l’opération montée par le Bureau des Longitudes pour calculer la vitesse du son entre le donjon de la tour de Montlhéry et l’observatoire de Villejuif. Gay-Lussac, Le Verrier et d’autres savants de l’époque participèrent à ces expériences. Un coup de canon tiré en haut de la tour, de nuit, était entendu à Villejuif (distance 18,612 kms). L’expérience consistait à calculer le temps qui séparait la lueur du canon du son entendu. Une approximation correcte de 340,885 m/s fut alors déterminée. (la valeur réelle avoisine 332 m/s)

 

Gauché Laurée (Rue)

Du nom d’une famille de Montlhéry. Egalement sous la dénomination Gaucher Laurée dans l’ouvrage de Malte-Brun. La partie basse de cette rue s’appelait anciennement rue du Château puis rue de la Prud’hommerie.

Elle servait d’accès des fortifications à la salle de justice.

 

Grande Rue

C’était autrefois la rue principale de la ville. Elle portait ce nom dans toute la traversée entre la porte de Paris (place de la Paix) et la porte Baudry. La partie comprise entre la rue du Docteur Ogé et la place de la Paix a été dénommée rue de la Chapelle depuis la construction de la chapelle de l’Assomption, inaugurée en 1708.

La grande rue était autrefois bordée d’une multitude d’auberges et de cabarets, Montlhéry étant une étape traditionnelle sur la route Paris-Orléans.

 

Guillerville (Rue de)

La quasi-totalité de cette rue se trouve sur la commune de Linas. Seul le cour tronçon entre le chemin des poutils et la route de Marcoussis dépend de Montlhéry.

Le nom provient de l’accès par cette voie à l’ancien moulin de Guillerville. Ce moulin faisait partie d’un très ancien fief, dénommé le Buisson, dépendant du prieuré de Saint-Wandrille voisin. Ce fief fut vendu dès le Moyen-âge à un sieur Guillaume qui lui donna le nom de Guillelmi villa (la villa de Guillaume) transformé depuis en Guierville ou Guillerville.Guyère (Chemin de la)

C’est un long chemin qui se prolonge au-delà de la limite communale sur Longpont. Il devrait son nom au terme de guyère ou gayère ou encore guayère, maintenant tombé en désuètude et disparu des dictionnaires, qui désignait un canal d’irrigation.

 

Hôtel de Ville (Place de l’)

Cette place a été crée en 1964 après que la ville eut acquis de la famille Meyer (fondatrice de l’entreprise de transports), la propriété où se trouve l’actuelle mairie. La place occupe la partie de terrain comprise entre l’alignement de la rue et le bâtiment. Des travaux de rénovation ont été entrepris à l’époque sur la façade et les abords, en particulier, la création du perron. Auparavant, la mairie de Montlhéry était située 27 Grande-Rue, dans l’immeuble de la prévôté, avec une annexe place du Marché à l’angle de la rue Luisant, où est installée aujourd’hui l’agence du Crédit Agricole.

Jacques LESCURE (square)

Maire de la commune de 1948  à 1963

Jean Pierre BELTOISE (rue)

Pilote automobile de Formule 1, il posséda un garage les « mille miles » sur la RN 20

Justice (Chemin de la)

Il est très ancien et son histoire remonte aux premiers âges de notre ville à l’époque des grands barons féodaux puis des prévôts royaux qui, du Xème au XVIIIème siècle, furent les maîtres de toute la région.

Son tracé suit d’est en ouest la crête de la colline qui domine la vallée. A l’origine, cette partie du territoire n’était pas, comme de nos jours, couverte de grands arbres qui cachent la vue et, pour les voyageurs venant d’Arpajon, la ligne du sommet se découpait nettement au nord. C’est cet emplacement qui fut choisi par la justice des seigneurs locaux puis par la prévôté, pour y planter les potences et fourches patibulaires (gibet composé de deux fourches plantées en terre supportant une traverse à laquelle on suspendait les suppliciés) ; destinées à pendre les condamnés dont les cadavres lamentables se balançaient à titre d’exemple et à la vue de tous.

Les malheureux, après avoir été jugés dans l’ancien immeuble de l’Hôtel de Ville (27 Grande Rue – prisons de la prévôté construites en 1184 par Philippe Auguste) devaient, accompagnés du bourreau, traverser la ville et gravir les pentes de Montlhéry le Haut jusqu’au lieu du supplice. Aujourd’hui, le Chemin de la Justice, bordé de bois et de coquettes villas, ne rappelle plus cette lointaine époque. Il est bon cependant qu’il ait conservé (et conserve) son nom primitif, ne serait-ce que par respect pour tant de drames dont il fut le témoin.

Joseph Desgouillon  (Rue)

Joseph Desgouillon fut Maire de Montlhéry de 1934 à 1944. Cette rue fut baptisée au sortir de la deuxième guerre mondiale en même temps que la rue Ernest Chesneau en hommage à deux figures montlhériennes.

Anciennement Rue des Deux Anges ou Rue du Four. La piété de nos aïeux voulait que l’on puisse rencontrer au cours des promenades en ville, ici une statuette de la Vierge et là la statuette d’un Saint. A Montlhéry, c’étaient deux anges dont on peut voir encore les niches dans la maison portant le N° 12. Ces deux anges peuvent être soit Gabriel et Michel, ayant apporté les instruments de torture du Christ (en référence à une icône byzantine) soit les deux anges de l’Assomption, gardiens de l’église, qui ont élevé Marie au ciel. Plus anciennement encore, rue du Four. Le four banal s’y trouvait (on a compté jusqu’à 11 autres fours en ville). Il se retrouve aujourd’hui enfermé dans une maison. Il n’était pas rare de faire son pain soi-même et souvent de grouper tout un quartier pour faire la cuisson dans un seul four.

Larris (Impasse des)

Voie nommée par décision du conseil municipal du 8 janvier 2002. Les larris sont des amas de pierraille qui recouvrent parfois les masses exploitables de calcaire.

On trouve fréquemment ce mot sur les plans du cadastre et sur certaines cartes de l’Institut géographique national, pour désigner les lieux-dits à proximité des carrières.

Longpont (Rue de)

Route permettant de rejoindre la ville voisine de Longpont. Cette ville tire son nom du premier pont de la région, fait de pierre et de bois, qui fut construit sur l’Orge.

Longs Réages (Impasse des)

Voie nommée par décision du conseil municipal du 8 janvier 2002 selon le nom du lieu-dit. Ce toponyme est très répandu en France, il s’agit d’une portion du territoire communal destiné au fermage.

Louis Blancs (Chemin des)

Terre de qualité moyenne en comparaison avec le Louis blanc, pièce de monnaie en argent, de valeur moyenne à l’époque.

Louis Gay-Lussac (Allée)

François Arago organisa en 1822 l’opération montée par le Bureau des Longitudes pour calculer la vitesse du son entre le donjon de la tour de Montlhéry et l’observatoire de Villejuif. Gay-Lussac, Le Verrier et d’autres savants de l’époque participèrent à ces expériences. Un coup de canon tiré en haut de la tour, de nuit, était entendu à Villejuif (distance 18,612 kms). L’expérience consistait à calculer le temps qui séparait la lueur du canon du son entendu. Une approximation correcte de 340,885 m/s fut alors déterminée. (la valeur réelle avoisine 332 m/s)

Louis XI (Allée)

Louis XI (1423 – 1483), roi de France qui affronta à Montlhéry le comte de Charolais (Charles le Téméraire, futur Duc de Bourgogne) lors de la fameuse bataille du 16 juillet 1465.

Luisant (Rue)

Anciennement rue du Marché aux blés. Les Luisants sont un très ancien lieu-dit se trouvant entre les fortifications et la route de Paris à Orléans. Le nom provient probablement de l’exposition de ce versant au soleil couchant.

Après création de l’abreuvoir aux chevaux (suffisamment vaste pour qu’ils s’y baignent) vers 1810, elle s’est couramment appelée rue de la Mare.

Magny (Rue de)

Cette rue prolonge la rue du Montoir vers la RN 20 et le chemin des poutils en direction de Marcoussis. Avant la création de l’actuelle route de Marcoussis au XVIIIème siècle, l’accès normal à Montlhéry en venant de Marcoussis se faisait par ce chemin pour aboutir à la porte du Montoir. Un poète du nom d’Olivier de Magny (1529 -1561), auteur de recueils intitulés  » Soupirs et Odes  » et secrétaire d’Hugues Salel, abbé de Saint-Chéron, pourrait être à l’origine du nom.

Maillé (Rue de)

Duc Armand de Maillé : Pair de France, ministre et confident du Roi Louis XVIII, propriétaire des terres et du Château de Lormoy, à Longpont au début du XIXème siècle, inhumé dans la basilique de Longpont. Après Waterloo, le calme revient et l’ancienne noblesse retrouvant une partie de sa grandeur passée est honorée. Le conseil municipal décide alors d’ouvrir cette rue, lors de la séance du 10 mars 1816.

Marché (Place du)

La place du Marché porte ce nom depuis des siècles à ceci près que jusqu’au XIXème siècle, elle s’appelait place du Marché aux blés. Montlhéry était alors un centre de commerce important. Il s’y tenait un marché aux blés où venait s’approvisionner les boulangers de Paris et de tous les environs. Une rue du Marché se tenait dans la partie haute de la place car un pâté de maison existait dans un espace situé entre le  » poilu  » et l’extrémité la plus haute de la place.

Le carrefour ainsi formé entre la rue du Docteur Ogé, la rue Christophe de Saulx et la place s’appelait carrefour des quatre vents. L’actuelle rue du Marché se situe entre la place et la rue de la Chapelle. Elle portait le nom de ruelle du Marché et a sans doute pris le nom de rue lorsque les constructions du haut de la place ont disparu.

Maraîchers (Allée des)

La destruction du vignoble par le phylloxéra à la fin du XIXème siècle fit disparaître une ressource importante du terroir et, la culture des céréales diminuant, les exploitants agricoles devinrent presque exclusivement des maraîchers. On en comptait 75 vers 1900. La mise en place du Chemin de fer sur route « Paris-Arpajon » (Arpajonnais), alimentant les halles centrales de Paris, permit un développement économique rapide de cette activité.

Marcoussis (Route de)

Route permettant de rejoindre la ville voisine de Marcoussis. C’est vers le début du XIXème siècle qu’elle prend le tracé qu’on lui connaît aujourd’hui. Le tracé originel empruntait dans son extrémité vers Montlhéry l’actuel chemin des Poutils pour aboutir à la porte du Montoir.

Menuets (Chemin de)

Terre couverte de courtes herbes et, plus précisément de mouron.

Mère Dieu (Chemin de La)

Anthroponyme de Notre-Dame, la Vierge Marie, mère de Jésus.

Messageries (Cours des)

Du nom de l’ancien emplacement des messageries Meyer. Les immeubles actuels datent de 1989. Une œuvre représentant un colporteur a été installée à l’entrée.

Mirablon (Parc des)

Le nom vient du clos Mirablon. La voie longeant le pignon de l’hôtel de ville et ses dépendances du côté du parc de stationnement, portait le nom de rue du Clos Mirablon. L’origine du nom (début XXème siècle) est celui d’une famille propriétaire d’un clos à cet endroit.

Montjoies (Chemin des)

Eminence servant de point de repère le long d’une route et souvent surmontée d’une croix ou d’un oratoire. Ces monuments servaient à guider les pèlerins sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle, du Mont Saint-Michel ou de l’abbaye de Saint-Denis, sépulture des rois de France.

Montoir (Rue du)

La porte du Montoir fermait les fortifications à l’ouest de la ville. On l’appelait aussi porte du Couchant. Le nom proviendrait de l’allusion à deux grosses pierres (montoirs) qui permettaient aux chevaliers de prendre appui afin d’enfourcher leur monture. Une autre origine pourrait être la notion de montée rude pour entrer en ville par la porte du Montoir. L’appellation actuelle de la rue du Montoir est relativement récente. Anciennement, la rue du Montoir consistait en la partie pavée entre la place de la Souche et la porte. Cette partie est aujourd’hui englobée dans la rue Blanche de Castille.

Motte (Chemin de la)

Une motte a été identifiée sur le site de Montlhéry à proximité du château actuel et en retrait du village. Elle se situe à mi-pente de la colline qui porte le château. L’hypothèse de la construction de cette motte durant la bataille de Montlhéry en 1465, est à exclure car, l’édifice est mentionné dans des actes antérieurs à cet engagement. Il s’agirait vraisemblablement du premier ensemble fortifié. Lors des fouilles, la découverte de structures enfouies sous le monticule prouve l’existence d’un édifice construit à son sommet.

Mouchy (Boulevard)

Duc de Mouchy, comte Philippe de Noailles, dernier seigneur engagiste de Montlhéry. Il mourut sur l’échafaud, avec sa femme, fille du marquis d’Arpajon, le 17 juin 1794. Le seigneur engagiste exerçait la haute justice et percevait les droits du roi. Le duc a loué en 1767 une partie de ses terres et le bail précisait qu’en contrepartie une voie publique portant le nom de Mouchy devait être ouverte. La révolution passa par là et, ce n’est qu’au milieu du XIXème siècle, après un long procès, que la ville récupéra ces terrains et tint l’engagement. Cette voie a été tracée sur les anciennes fortifications.

Moulins (Chemin et Rue des)

Ces deux voies qui se prolongent, conduisent vers les deux moulins de l’Etang et de Biron.

Moulin à vent (Chemin du)

Situé sur le sommet de la colline, les restes de ce moulin se situent au niveau du Chemin des Hauts Pommeraies.

Nivet (Rue)

Nom d’une famille de Montlhéry qui participa financièrement à la construction des bains-douches situés dans cette rue et désaffectés en 1974. Anciennement Rue Pavée. Le commandeur du Déluge (commanderie des Templiers) possédait à Montlhéry un hôtel et plusieurs maisons qu’il louait. L’une d’elles est encore visible au N° 21 et est reconnaissable à la Croix de l’Ordre du Temple qui surmonte sa petite porte cintrée.

Notre-Dame (Rue)

Du nom d’une des deux églises de Montlhéry : Notre-Dame de la Trinité. Anciennement rue des Piliers. Lieu où étaient exécutées les décisions de justice. Ce lieu fut par la suite transporté chemin de la Justice. Elle devait ce nom à une grande maison d’habitation élevée sur de forts piliers de pierre, maison qui est désignée dans un titre datant de 1352 sous le nom de fief des piliers de la haute maison.

Nozay (Rue de)

(Anciennement Chemin de la Voirie ou Allée de la Marche) Ces deux voies partant de Montlhéry se dirigent vers Nozay dont l’altitude atteint 163 mètres, soit une différence de niveau de 63 mètres qu’il faut gravir. Pendant des siècles, on a emprunté l’actuelle rue Paul Fort. Mais, chacun sait que la montée est fort rude. En conséquence, les attelages de chevaux ne pouvaient l’emprunter qu’avec beaucoup de difficultés. Les charretiers étaient obligés de descendre de leur attelage et d’aller à pied pour aider et encourager leurs chevaux. On construisit alors une route plus longue pour diminuer la forte pente. C’est l’actuelle rue de Nozay qui se poursuit jusque sur le plateau par la route des Templiers. On pouvait dans le même but emprunter le chemin de la Voirie (aujourd’hui Allée des Ballades), plus difficile, mais moins fréquenté.

Orléans (Route d’)

En raison du trafic de plus en plus important, elle a été créée vers le milieu du XVIIIème siècle et portait à l’époque le nom de  » Grand chemin de Paris à Orléans « . Auparavant, le tracé de l’ancienne route royale traversait Montlhéry par la rue de la Chapelle et la Grande Rue. L’abandon de ce tracé fit perdre à la ville les taxes de passage et fut très préjudiciable aux hostelleries et auberges de Montlhéry. Elle reçut le numéro  » 20  » lors de la création des routes nationales et fut le théâtre du passage du chemin de fer sur route  » l’Arpajonnais  » durant une quarantaine d’années au début du XXème siècle. La division Leclerc, venant d’Arpajon pour libérer Paris, emprunta cette voie en août 1944.

Paix (Place de la)

Dénommée ainsi depuis la fin de la guerre 1914-1918 à l’occasion de la plantation d’un arbre de la Liberté (un peuplier géant aujourd’hui disparu).

Paris (Rue de)

Ancienne entrée de la ville en venant de Paris. Dans cette rue se trouvait l’ancienne conserverie, jusqu’aux années 1950; on y mettait en conserve les légumes produits par les maraîchers de Montlhéry.

Passereaux (Allée des)

Cette allée doit bien évidemment son nom aux nombreux oiseaux (roitelets, mésanges, corbeaux, …) qui fréquentent ces lieux et plus encore avant que les constructions y soient faites.

Pasteur (Rue)

Cette rue rend hommage au savant Louis Pasteur (1822-1895). Le nom fut donné par les promoteurs du lotissement. On peut regretter ce nom sans rapport avec l’histoire locale, en dépit du respect inspiré par ce savant français.

Paul Fort (Rue)

Anciennement chemin des Larrys, rebaptisé le 29 juin 1952 « Montée Paul Fort ». Paul Fort vécut à Montlhéry pendant 40 ans. Il y repose depuis le 20 avril 1960 dans sa propriété d’Argenlieu. C’est sur nos chemins qu’il allait et méditait journellement. Son béret basque, sa canne et son écharpe blanche devenus légendaires, lui faisaient une silhouette qui, aujourd’hui encore, fait partie de ce terroir qu’il aimait.

« Paul Fort, dans le chemin que tu gravis,

Ton nom est désormais écrit.

Pour l’éternité tu naquis, et parmi nous tu vis,

Riche de ton art subtil, de ton inspiration, de ton génie,

De notre coeur à tous, de Montlhéry ». (Marie Moreau)

Perrière (Chemin de la)

(Anciennement Chemin des Godins : Joli, mignon en langage ancien de l’Ile de France).

Terre où abondent les pierres que les paysans, patiemment ramassaient et portaient en tas.

Petits Champs (Allée des)

Ce nom provient du lieu-dit. Cette zone apparaît sur le cadastre de 1938

Philippe de Commynes (Square)

Philippe de Commynes (1447-1511) est un chroniqueur français, auteur notamment d’un récit de la bataille de Montlhéry de 1465 entre Louis XI et Charles le Téméraire, futur duc de Bourgogne, alors comte de Charolais.

Pichots et Sentier des Hauts Pichots (Rue, Sentier des)

Anthroponyme ou dérivé déformé de pichet : broc servant à contenir du vin. Ces terrains bien exposés au sud étaient plantés de vignes dont, en outre, on distillait les marcs. Il existe à cet endroit le lieu-dit des Hauts Pichots.

Pied de la Tour (Rue du)

Comme son nom l’indique, cette rue est située en contrebas du donjon. Elle est côté sud, en limite de Linas.

Plaine (Rue de la)

Ce nom n’a rien à voir avec la plaine du champ de bataille de 1465. Ce nom banal, fut volontairement attribué par le maire de l’époque (Poirel), pour mettre un terme aux débats apparus au sein du conseil municipal quant à la dénomination de cette voie. Anciennement, Chemin des fossés punais (en raison des odeurs persistantes régnant à cet endroit avant l’assainissement de la zone).

Pommeraies, des Hauts Pommeraies (Chemin des)

Ils s’appelaient précédemment chemin rural des Hauts Pommeraies et faisaient partie d’un lieu-dit  » Le Pomeray  » au cadastre de 1938. Lieu où se trouvaient des vergers de pommiers.

Pommiers (Allée des)

Comme l’allée des Cerisiers à laquelle on peut se référer, cette allée a été baptisée ainsi en 1979 lors de la création de la route des Templiers. Le nom précédent était chemin rural du Haut Bel Egout. Le Bel Egout ayant ici le sens d’un écoulement des eaux de ruissellement vers le Mort Ru et non celui actuel d’une canalisation d’évacuation.

Pont aux Pins (Route du et Allée du)

Cette ancienne voie était, aux XVIIIème et XIXèle siècles, la  » route de la grand’route à Longpont « . Puis elle a fait partie de la rue de Paris à Longpont jusqu’au projet d’aménagement du rond-point des Bourguignons en 1973. Le pont servait à franchir le Mort Ru.

Postes (Voie des)

Aujourd’hui, cette voie n’existe plus que sous la forme d’un chemin situé entre le chemin de la Croix du Mesnil et le parc de stationnement du magasin BHV. Autrefois, la voie des Postes était un chemin reliant La Ville du Bois à Montlhéry, probablement utilisé par les premiers courriers à cheval.

Poste (Rue de la)

Voie nouvelle créée au moment de la construction de l’hôtel des Postes en 1964. Aucun numéro de voirie n’y étant attribué, elle ne fut baptisée qu’à la fin du XXème siècle.

Poterne (Rue de la)

Les portes dérobées des châteaux-forts donnant sur les fossés ou sur l’extérieur, s’appelaient des poternes au moyen-âge. Il existe une poterne encore visible aujourd’hui au pied du donjon du côté sud-ouest.

Poutils (Chemin des)

Ce nom est également présent sur la commune de Villecresnes dans un lieu qui était planté de vignes avant l’apparition du phylloxera, ce qui est le cas également des terrains bordant cette rue. Il faut probablement voir dans ce point commun, une origine viticole à ce nom. L’origine du nom pourrait également provenir d’un ancien mot signifiant  » brèche dans une haie permettant l’accès à un clos « .

Processions (Chemin des)

Les habitants de Montlhéry quittait leur ville chaque année en procession, en passant par le chemin de la Chapelle Saint-Pierre pour rencontrer les habitants de Longpont au lieudit « La Croix des Soeurs ».

Sablons (Rue des)

Elle tire son nom du lieu-dit  » Les Sablons  » à Linas, lieu où l’on trouvait des terrains sablonneux. Notre région repose sur une formation tertiaire de la période dite oligocène, qui se caractérise essentiellement par la présence de grès et de sables de Fontainebleau. Ceux-ci recouvrent une épaisse couche de marnes, dites  » marnes à huîtres  » en raison des nombreux fossiles que l’on y rencontre.

Saint-Fiacre (Allée)

Saint-Fiacre (ou Fèvre, moine, 610-670) est le patron des jardiniers et il n’est que normal de retrouver son nom dans une région maraîchère. Cette voie est située en limite de La Ville du Bois dont on peut noter également que le saint patron de l’église n’est autre que saint Fiacre. Originaire d’Irlande, il vint en Gaule et se fixa dans la forêt de Breuil au diocèse de Meaux en tant qu’abbé où il passa le reste de sa vie. Auprès de son ermitage, il construisit un hôpital où il soignait les malades. Il mourut le 30 août 670. Il est invoqué contre le flux de sang, les hémorroïdes, les coliques, les cancers, les fistules, les chancres et le mal de tête. Sa châsse est toujours un but de pèlerinage. Il est représenté avec une bêche comme attribut. Saint Fiacre est également présent dans une niche, en façade d’une maison de la place du Marché où s’est longtemps trouvé une activité de graineterie.

Saint-Louis (Allée)

Louis IX, roi de France dit Saint-Louis séjourna souvent à Montlhéry. Au retour de la VIIème croisade, il fit construire une chapelle à gauche de l’entrée du château. Elle sera démolie lors des guerres de religion.

Saintin (Rue)

Etienne-Victor Saintin – Maire de Montlhéry de 1819 à 1831.

Etienne-François Saintin – Maire de Montlhéry de 1848 à 1862.

Jean-Baptiste Alfred Saintin – Maire de Montlhéry de 1888 à 1919.

Autrefois nommée Ruelle de l’Eglise. Cette voie n’avait que;2,37 m de large à l’endroit le plus ouvert et 0,82 m dans sa partie la plus fermée. Avec le développement du commerce et surtout celui de la paille et du grain, il devint impératif d’agrandir cette voie. Le conseil municipal du 27 mai 1876 décide de porter cette voie à 6 m de large et d’exproprier les maisons en bordure. Etienne-François Saintin, alors conseiller municipal et propriétaire d’une maison expropriée, concède gratuitement et fait donation à la ville du terrain nécessaire à l’exécution de la rue.

Souche (Place de la)

Très ancienne place de la ville où avait lieu le marché à la paille et au fourrage.

Une école communale de garçons y fut construite en 1860. Ce même bâtiment abrita l’Hôtel des Postes jusqu’en 1910.

Téméraire (Boulevard du)

Charles le Téméraire, Comte de Charolais jusqu’en 1467, duc de Bourgogne (1433 – 1477), qui affronta le roi de France, Louis XI, lors de la fameuse bataille du 16 juillet 1465. Cette voie fut percée en 1972.

Templiers (Route des)

Après avoir franchi le pont des « Belles Dames », elle monte vers Montlhéry le Haut et se dirige vers Nozay où les marques des Templiers sont nombreuses.

Puits du Temple dans la rue du même nom

Ferme du Mesnil Forget

Ferme de Lunezy

Ferme de Villarceaux

Sculptures sur les voûtes de l’église Saint-Germain (XIIIème siècle)

Les Templiers ou « Chevaliers du Temple » étaient à la fois un ordre militaire et religieux fondé en 1118 par Hugues de Payns et Bernard de Clairvaux. Ses membres se distinguèrent en Palestine au cours des Croisades.

Une hypothèse et des coïncidences troublantes voudraient qu’Hugues de Crécy, après son bannissement, ait resurgit en Champagne sous le nom d’Hugues de Payns. Hugues de Crécy était le cousin et rival du seigneur de Montlhéry, Milon de Bray. Les templiers acquirent d’importantes richesses et devinrent les banquiers redoutés du Pape et des princes de l’Europe chrétienne. Le roi de France, Philippe IV le Bel, inquiet de leur influence, désirant s’emparer de leur immense fortune et détruire leur puissance qui gênait son autorité, fit arrêter Jacques de Molay, grand-maître de l’ordre et la presque totalité des chevaliers qui se trouvaient en France (1307). A la suite d’un procès indigne, il les fit périr sur le bûcher (1314). Les templiers possédaient sur tout le territoire du domaine royal d’importantes et riches fermes, des routes, des ponts, des banques, etc … Ils assuraient aussi la police. Pendant plus de deux siècles, ils dominèrent le royaume de France et participèrent à son organisation.

Terres Fortes Chemin des)

Terrain à forte proportion d’argile lourde et imperméable.

Thibault File-Etoupe (Place)

Théobaldus Filans Stupas, premier comte de Montlhéry, fit construire le château à la fin du Xème siècle. Il devait probablement son surnom de « File-Etoupe » à son abondante chevelure blonde. Thibault était forestier du roi Hugues Capet (à comparer aujourd’hui avec le poste de responsable des Eaux et Forêts).

Tilleuls (Allée des)

Nom donné à la voie de desserte du lotissement construit à l’angle du Chemin des Corveaux et de la Route de Marcoussis.

Tour (Allée et Parc de la)

C’est le nom du chemin qui mène à l’ancien château en haut des rues de la Poterne et Alexandre Prou.

Tourangelle (Square)

Terrains du domaine d’Argenlieu donnés par Germaine Tourangelle, épouse de Paul Fort, en 1978.

Urbain Le Verrier (Allée)

Du nom d’un savant ayant travaillé avec François Arago lors des expériences faites à Montlhéry sur la vitesse du son. (Voir à François Arago)

Vallée (Rue de la)

Le lieu était déjà appelé  » La Vallée  » bien avant que le lotissement dont est issue la rue ait reçu cette dénomination. Elle est située au niveau du lieu-dit les fossés punais. On retrouve là, à nouveau, une référence topographique liée à l’écoulement naturel des eaux vers l’Orge.

Vendangeurs (impasse des)

Personne effectuant les vendanges, c’est-à-dire la récolte du raisin à la vigne. en référence aux vignes existantes sur cette partie du coteau.

Victor Malte Brun (Rue)

Victor Adolphe Malte Brun : géographe français. (Paris 1816 – Marcoussis 1889). Il a vécu à Marcoussis tous les étés et les dernières années de sa vie. Il a publié La France Illustrée et à réalisé de nombreux travaux sur la région dont deux ouvrages intéressants intitulés : MONTLHÉRY, SON CHâTEAU ET SES SEIGNEURS et HISTOIRE DE MARCOUSSIS, DE SES SEIGNEURS ET DE SON MONASTERE.

Vignes (Allée des)

Les ceps de l’Ile de France avaient été détruits une première fois lors du terrible hiver de 1709. Gelée, la vigne ne redevint productive que six à huit ans plus tard. Aussi, laissa-t-on « monter » les vins du Sud pour abreuver le Nord. Mais aussitôt, les vignerons de la région se lancèrent dans la culture de ceps à gros rendement et de piètre qualité. Au XIXème siècle, la maladie du phylloxéra et le nouveau chemin de fer, apportant en quantité les vins du Sud, tuèrent une seconde fois les cépages d’Ile de France.

Ville du Bois (Chemin de La)

Route permettant de rejoindre la ville voisine de La Ville du Bois. C’est l’ancien tracé de la route de Paris à Orléans.

Viollet Le Duc (Esplanade)

(1814 – 1879) Il restaura un grand nombre de monuments du Moyen Age (abbatiale de Vézelay, Notre-Dame de Paris, Carcassonne, …). Il fut l’instigateur des réparations qui eurent lieu sur la Tour en 1842, après le classement de l’édifice à l’inventaire des monuments historiques.