Conférence du 19 Novembre 2024 au Centre Culturel Michel Spiral
Volume 7 des délibérations du Conseil Municipal
Le contexte en France : La Deuxième République (1848-1852 : Louis Napoléon Bonaparte)
Le Second Empire (1852-1870 : Napoléon III)
Il restaure l’Empire et devient Empereur des Français après son coup d’État du 2 décembre 1851.
Il donne à son pouvoir la forme d’un «Empire autoritaire» qui s’atténuera pour laisser place, progressivement, à un «Empire libéral».
Qu’en pense le Conseil Municipal de Montlhéry ? (28 Octobre 1852)
« Le Maire, l’Adjoint et les conseillers municipaux de la ville de Montlhéry, arrondissement de Corbeil, Seine et Oise, soussignés, pleins de reconnaissance pour les immenses services rendus à la France par le Prince Président et bien convaincu qu’il est temps de faire cesser toute espèce d’incertitude sur l’avenir du pays émettent le vœu que conformément à la Constitution du 14 janvier 1852, le Sénat adopte un Sénatus-consulte à l’effet de proposer au suffrage de la nation, le rétablissement de l’empire héréditaire en la personne de son Altesse Impériale le Prince Louis Napoléon Bonaparte. »
L’an 1852, le dimanche 5 Décembre, une heure de l’après-midi à Montlhéry.
Le Maire M. SAINTIN, le Maire-adjoint, les membres du Conseil Municipal, le secrétaire de mairie VALLEE, le Commissaire de police et les pompiers se sont rendus sur la place du Marché.
Ils ont fait lecture devant un grand nombre d’habitants du décret, qui rétablit l’Empire et proclame Louis Napoléon Bonaparte, Empereur des Français sous le nom de Napoléon III, la lecture est accueillie au cri de « Vive l’Empereur, ils se sont ensuite rendus à l’Église pour le Te Deum puis sont rentrés à la mairie pour dresser le procès-verbal qui a été transcrit sur le registre des délibérations, ainsi que le décret de proclamation de l’Empereur.
Adresse pour la naissance du Prince Impérial (21 Mars 1856)
« Sire, les soussignés Maire, Adjoint et membres du Conseil municipal de la ville de Montlhéry (Seine-et-Oise) joignent humblement leur sincère félicitations à toutes celles qui vous ont déjà été adressées à l’occasion de la naissance du Prince Impérial. Ils sont heureux de penser que ce noble enfant soutiendra honorablement un jour le nom glorieux de Napoléon et reflétera les hautes qualités de son auguste mère, notre gracieuse et bonne Impératrice, si digne du bonheur que les Français lui a donné. Ils sont, avec le plus profond respect Sire, de Votre Majesté les très humbles et très dévoués serviteurs. »
La vie municipale de 1850 à 1868 en chiffres
- 2 Maires : Etienne-François SAINTIN puis Gabriel Adolphe THIROUIN
- 16 Conseillers Municipaux
- 139 délibérations
- Volume 7 des délibérations du Conseil Municipal : 482 pages
- Le Préfet donne ses instructions pour convoquer le CM
- Les membres démissionnaires ou décédés restent cités avec leur mention jusqu’à l’élection du nouveau Conseil Municipal
L’élection du Maire et du Conseil municipal
- En 1848 le suffrage universel est proclamé en France
- Le Conseil Municipal est élu pour 5 ans : 15 Conseillers
- Seuls les hommes âgés de plus de 21 ans uniquement peuvent voter et maintenant sans condition de ressource.
- Les conseillers doivent avoir plus de 25 ans et élisent maire et adjoint pendant un cours moment jusqu’en 1851
- En 1852 Louis Napoléon Bonaparte ne modifie pas le système d’élection des conseillers mais c’est à nouveau le Préfet qui désigne le maire et l’adjoint mais pas forcément parmi les élus.
Présentation du Conseil Municipal – Les Maires
C’est un abbé de Saint Germain des Prés qui utilise au IXème siècle le mot « maior » pour désigner celui qui dirige un domaine.
Au XVIIIème siècle le mot « maire » remplace le terme de « maior ».
1848 – 1862
Etienne-François SAINTIN (1807 à Montlhéry – 1886 à Montlhéry)
Sans profession – Propriétaire
1862 – 1872
Gabriel Adolphe THIROUIN (1809 à Flancourville (28) – 1880 à Montlhéry)
Notaire
L’installation du Maire et du Conseil municipal
18 Juin 1862 : M. SAINTIN maire démissionnaire donne connaissance au Conseil de la nomination de Monsieur THIROUIN Gabriel Adolphe comme Maire de la commune de Montlhéry par le Préfet de Seine et Oise. Après cette lecture M THIROUIN, avant d’entrer en fonction sur l’invitation qui lui est faite par M. SAINTIN, prête devant le Conseil Municipal, le serment suivant :
« Je jure obéissance à la Constitution et fidélité à l’Empereur »
Les délibérations du Conseil Municipal
- Session : Février – Mai – Novembre…
- Liste des présents, absents, démissionnaires, décédés
- Election d’un secrétaire pour chaque session
- Tous les Conseillers et le Maire signent à la fin.
- Le Maire convoque toujours le Conseil sur demande ou avec accord du Préfet
- Lorsque le Conseil Municipal doit vérifier les comptes de l’administration du Maire, celui-ci ne peut conserver la présidence et quitte la salle. Un remplaçant pour la présidence du Conseil est élu parmi les Conseillers Municipaux
L’importance du marché dans le budget de la ville
Budget de 1852 : 12 884,00 Francs – Marché : 10 000,00 Francs
Budget de 1868 : 14 750,00 Francs – Marché : 24 882,32 Francs
Les marchés dans la région
– à Limours le jeudi
-à Orsay Le vendredi
-à Palaiseau le mardi
-à Chevreuse le samedi
-à Longjumeau les mercredis et samedis
-à Arpajon les jeudis et vendredis
-à Dourdan le samedi
-à Montlhéry les lundis et jeudis
Demandes régulières de nouveaux marchés
Le Sous-Préfet fait convoquer les Conseils Municipaux des villes où se tiennent des marchés pour obtenir leur avis; Il y a différents types de marchés et on ne peut y vendre que ce qui est permis;
À Montlhéry :
Sur la place du marché : lundi et jeudi
Sur la place de la Souche : marché aux grains
Un tarif et un règlement très stricts
Tarif : 21 articles
Places sur le carreau des marchés
Animaux et volailles en bandes
Graines, grenailles et marchandises en sacs
Règlement : 24 articles : Principalement sur les droits de pesage, jaugeage et mesurage
Art 1 Pour chaque boutique, échoppe ou étalage de marchandises de friperie, draperie, mercerie, chapellerie, quincaillerie, boucherie, charcuterie, vannerie, jouets d’enfants, etc. couverte ou non couverte, avec ou sans entourage, occupant 2 mètres et au-dessous de longueur, sur 1 mètre de largeur et vice-versa : 0,10 Frs
Et pour chaque mètre en sus : 0,05 Frs
Art 2 Pour l’emplacement de chaque petit panier contenant soit du beurre, des œufs, du gibier, de la volaille ou toutes autres marchandises évalué à : 0,05 Frs
Et pour le gibier, la volaille ou les autres marchandises exposées en vente et que les personnes tiennent à la main sans avoir de panier ; les objets tenus par chaque marchand évalués emporter un pareil emplacement de 50 centimètres, même somme : 0,05 Frs
Le pain est cher (28 Décembre 1853 et 1er Février 1854)
Sous le second Empire, les prix alimentaires sont élevés
En 1853-54, mauvaises récoltes de céréales
- 1852 : 18,60 Francs l’hectolitre de blé
- 1853 : 30,53 Francs l’hectolitre de blé
- 1855 : 34,10 Francs l’hectolitre de blé
Le Conseil Municipal décide de voter un impôt extraordinaire de 20 centimes par franc sur le principal des 4 contributions directes pour venir au secours des habitants les moins aisés, en leur procurant le pain à 40 centimes le kilogramme (en 1853 puis en 1854)
Alerte au choléra (26 octobre 1865)
- 3ème pandémie de choléra en Europe (1863-1871)
- Le Sous-Préfet demande la création d’une commission chargée de rechercher et d’indiquer les mesures indispensables pour l’assainissement des logements et dépendances insalubres
- Bien que toutes les nouvelles reçues de toutes les contrées atteintes du choléra annoncent qu’il est en décroissance, il importe de se tenir en garde contre son invasion et prendre toutes les mesures que commande l’hygiène publique.
- La commission créée se compose d’un médecin, d’un membre du Bureau de Bienfaisance, d’un architecte et de 2 membres du Conseil Municipal.
La voirie
De nouvelles rues sont crées (rue du Marché,…)
Tarif de conversion en tâches, des jours de prestations
Les communes sont sollicitées pour aider aux financements des routes de grande communication et des chemins d’intérêt commun. Pour cela, les premiers comptages des véhicules sont effectués pour demander une participation des communes
| Voitures venant à Montlhéry chargées pour le marché | Nombre des voitures | Nombre des colliers |
| Cabriolet | 5 | 5 |
| Voitures vides | 9 | 9 |
| Voitures chargées à 1 cheval | 11 | 11 |
| Voitures chargées à 3 chevaux | 2 | 6 |
| Voitures de fourrages à 1 cheval | 10 | 10 |
| Total | 37 | 41 |
| Voitures ayant diverses destinations | ||
| Voitures de Marcoussis menant le fermier aux champs | 21 | 21 |
| Voitures vides s’arrêtant à Marcoussis | 2 | 2 |
| Voitures à 4 chevaux chargée de farine (Marcoussis) | 1 | 4 |
| Voitures allant à Saint Michel | 2 | 2 |
| Voitures allant à Linas | 2 | 2 |
| Total | 28 | 31 |
Le pavage des rues
- 1854 : rue Ouest du marché
- 1865 : rue du Marché
- 1866 : rue Bordet – rue de la Prudhommerie – rue Gaucher Laurée
- 1859 : rue de Paris pour relier la Porte de Paris à la route Impériale.
- Le Conseil approuve le pavage de la chaussée seulement pour la somme de 8 374,96 Francs
- 3 mois plus tard, l’administration municipale n’ayant pas trouvé adjudication pour la partie du pavage, un nouveau devis pour l’établissement de cette même chaussée en macadam est voté
- 1850 rue Fromagère (Aide de 200 Francs de la commune de Montlhéry)
Les frais pour les écoles
Le Conseil Municipal fixe le taux de la rétribution scolaire pour l’année 1858 pour les enfants de 6 ans et au-dessus à 3 Francs et pour les enfants au-dessous de 6 ans à 2 Francs.
Il arrête le traitement fixe de l’instituteur pour ladite année à la somme de 400 Francs.
Il examine ensuite, si conformément à l’article 38 de la loi du 15 Mars 1850, il y a lieu d’allouer à l’instituteur un complément de traitement afin d’élever son revenu au minimum de 600 Francs.
À cet effet, il reprend les rôles de la rétribution scolaire de 1856 : 588 Francs. Cette somme prise pour base de la rétribution scolaire de 1858 et ajoutée au montant du traitement fixe arrêté ci-dessus donnant la somme totale de 988 Francs.
Des sœurs en remplacement d’une institutrice laïque (12 Juillet 1857)
Le Curé a reçu d’un don de 2 000 Francs au nom d’un anonyme, à la condition de confier l’école communale des filles à des sœurs. Le Conseil accepte sous certaines conditions :
1° une rente annuelle de 100 Francs, 3%, sera achetée par les personnes qui désirent voir l’école de Montlhéry dirigée par des sœurs et ces 100 Francs ajoutés aux 400 Francs de traitement et aux 400 Francs d’indemnité de logement accordées par la commune, formeront une somme annuelle de 900 Francs sans que jamais le Conseil Municipal puisse être obligé de leur voter une allocation plus élevée.
2° les sœurs seront institutrices communales sous la direction de l’autorité municipale.
4° elles seront au moins deux, de la congrégation de la Providence, dite de Portieux et celles qui seront envoyées, devront être capables et ne pas changer de résidence avant un délai de moins de 3 ans.
5° les frais de leur installation, l’appropriation du local, les changements ou agrandissements seront à la charge des personnes qui désirent les voir établies à Montlhéry.
Il en sera de même pour la salle d’asile l’année suivante.
Ecole d’adultes – Les cours du soir (11 Août 1866)
Le Conseil Municipal a déjà reconnu l’utilité de cette mesure et dans une séance précédente a voté qu’une allocation supplémentaire soit accordée à l’instituteur communal pour qu’il fasse gratuitement des classes du soir.
Cette école aura lieu chaque année pendant 4 mois à partir du 1er Septembre jusqu’au 1er Mars. Le nombre des élèves ne sera point limité, mais l’instituteur devra rédiger un règlement qu’il soumettra à l’approbation de Monsieur le Maire.
Le règlement devra être affiché dans la classe et les élèves seront tenus de s’y conformer rigoureusement. La durée ainsi que l’entrée et la sortie de l’école seront de manière que l’entrée coïncide le plus possible avec la fin de la journée de l’ouvrier et que la sortie n’apporte aucun trouble dans le repos public.
A cet effet, le Conseil a voté une somme annuelle de 250 Francs. Cette somme sera prise cette année dans les fonds dits possibles du budget. L’instituteur devra pourvoir au chauffage et à l’éclairage de la classe sans avoir à réclamer aucune autre indemnité.
Réponse à une enquête de M. le préfet (17 Août 1867)
1° Commune de 500 âmes et au-dessus – Création d’une école publique de filles ou demande une autorisation de maintenir exceptionnellement une école mixte : La commune possède depuis longtemps une école de filles
2° Au cas où il devrait continuer à exister une école mixte dirigée par un instituteur, chiffre du traitement alloué à la directrice des travaux à l’aiguille. : Il n’existe pas d’école mixte et il n’est pas nécessaire d’en établir
3° Hameau où il y a lieu d’établir une école de filles, de garçons, mixte : Montlhéry ne possède aucun hameau
4° Traitement proposé par le maître dirigeant l’école du hameau. Logement ou indemnité de logement. Mobilier de classe : Il n’y a pas lieu de voter sur la proposition ci-contre pour le motif ci-dessous
5° Gratuité de l’enseignement. Vote de 4 nouveaux centimes au principal des 4 contributions directes : La commune fait instruire gratuitement les enfants indigents et le Conseil n’est nullement d’avis d’accorder cette gratuité pour les élèves dont les parents sont en position de payer
6° Taux de la rétribution scolaire à payer par la commune pour les élèves admis gratuitement : La rétribution scolaire pour les enfants indigents se trouve confondue avec le traitement de l’instituteur et porté au budget.
7° Instituteurs, institutrices, gratuités des écoles, traitement invariable : La proposition ci-dessus se trouve sans objet, au moyen des avis qui précèdent
8° Caisse des écoles : Il n’y a pas nécessité pour Montlhéry de souscrire à la Caisse des Ecoles
9° Instituteurs adjoint communaux : De même il n’est nullement nécessaire d’un instituteur adjoint
10° Cours d’adulte : Enfin le Conseil reconnaît l’utilité d’une classe d’adultes et il vote une gratification de 250 Francs pour l’instituteur communal .
Puits derrière l’église
En 1852, il avait été dressé un devis pour construire ce puits en pierre de meulière comme le sont tous les puits de la ville et que la commission des bâtiments civils, dans un rapport envoyé au Préfet en 1852, avait rejeté ce devis et ce projet, en indiquant d’employer le mode de cuvelage.
12 Août 1853 : le Préfet rejette le projet de faire le puits en cuvelage, ce mode de construction n’offrant pas, suivant la commission, des garanties de durée suffisante et invite l’administration municipale à étudier le nouveau projet de la commission qui propose une pompe Stolz américaine ou de Diest.
19 Mai 1866 : Depuis les plaintes réitérées des habitants de derrière l’église et le témoignage de plusieurs témoins oculaires, il est constaté que le puits de derrière l’église malgré son enterrage actuel, est infesté de matières putrides provenant de corps d’animaux qui y ont été jetés à dessein, ou qui y sont tombés par accident et qui rendent l’emploi de ses eaux dangereuses pour la santé publique
Puits du bout de la ville
18 Août 1854 : Depuis longtemps le mauvais état de la pompe du puits lui faisait prévoir son remplacement. Par suite de la rupture de diverses parties de cette pompe et de l’état de vétusté où elle se trouve, il est devenu impossible de la réparer. Qu’il y avait donc urgence de la remplacer, qu’aussitôt que cet état de choses lui a été signalé, le Maire a fait marché avec M. VASSELLE, constructeur de pompes hydrobatistes pour la fourniture d’une pompe de ce genre.
29 Juin 1859 : M. le Maire expose au Conseil Municipal que depuis longtemps le mauvais état de la pompe du puits du bas de la ville, lui fait prévoir son remplacement, que par suite de la rupture de diverses parties de cette pompe et de l’état de vétusté où elle se trouve, il est devenu impossible de la réparer, qu’il y a donc urgence de la remplacer. M. DEBRIE, présent à la séance, fait la proposition au Conseil de faire poser dans le puits du bas de la ville, une pompe fonctionnant bien et de la faire réparer aussitôt que le besoin l’exigera pour le prix de 150 Francs par année et qui commenceront à courir du jour de la pose de ladite pompe, mais il ne s’engage que pour 6 années seulement ; au bout de ce laps de temps, il sera libre de l’enlever s’il ne contracte pas un nouvel engagement.
Etudes hydrauliques
14 Février 1867 : Le drainage du plateau des Petits Champs paraît être celui qui offre le plus de chances économiques et demande est faite au Préfet de désigner un ingénieur qui vienne étudier officiellement la question.
15 Mars 1867 : En 1866, la ville de Montlhéry avait demandé à la Compagnie du Chemin de Fer d’Orléans de céder l’installation hydraulique de Saint Michel. Comme la Compagnie s’apprête à transférer la machine avec ses accessoires sur un autre point de réseau, elle désire savoir si Montlhéry est toujours intéressée par le matériel. Le Conseil refuse car d’autres études en cours
17 Août 1867 : le Conseil autorise M. le Maire à traiter à l’amiable avec qui bon lui semblera pendant 2 années à partir du 1er Janvier prochain pour l’entretien des pompes, le graissage de leur mécanisme et la fourniture des cordes là où elles sont nécessaires , en attendant la solution des projets à l’étude pour donner de l’eau à Montlhéry.
Dérivation des eaux de la Loire
6 Octobre 1867 : Le Préfet adresse au Maire de Montlhéry un projet de dérivation des eaux de la Loire sur Paris, en traversant une partie du Département de Seine et Oise. Ce projet conduirait les eaux d’alimentation sur le plateau de la Beauce et sur les 2 versants, de la Loire et de la Seine. « Un canal qui chaque jour conduirait en quantité suffisante dans la ville ou la commune, à portée de chaque ferme et de chaque propriété, l’eau nécessaire aux usages municipaux et domestiques, à l’alimentation des bestiaux, à l’arrosage des jardins, à l’extinction des incendies, serait une œuvre répondant à un besoin réel. » Le Conseil, accueille à l’unanimité le projet de M. SELLIER comme étant de la plus haute utilité pour la ville de Montlhéry en particulier, et pour beaucoup de localités dont les habitants à cause de l’altitude des plateaux, ne peuvent se procurer l’eau indispensable aux besoins de la vie qu’avec de grandes difficultés et au prix de sacrifices très onéreux.
12 Février 1868 : Le Conseil décide à l’unanimité que dès aujourd’hui, il s’engage au nom de la commune à souscrire provisoirement à 150 mètres cube d’eau par jour, espérant bien que dans un avenir prochain, des besoins qui ne peuvent manquer de se produire, nécessiteront un volume d’eau plus considérable mais à condition aussi que l’eau amenée du canal atteigne l’altitude des maisons les plus élevées de Montlhéry.
Le Garde-champêtre en 1859
Le Maire expose au Conseil qu’il n’est pas convenable que le garde-champêtre de la ville de Montlhéry soit privé plus longtemps d’un uniforme, propose l’achat immédiat d’un uniforme complet composé d’un chapeau, d’une tunique, d’un pantalon, d’un ceinturon avec plaque et sabre poignard.
Le premier cantonnier : Mai 1859
Le Conseil, après en avoir délibéré, décide ce qui suit : Considérant que les chemins vicinaux de la commune exigent des réparations importantes et qu’il convient d’avoir un homme sur lequel on puisse compter, décide à l’unanimité qu’un cantonnier sera nommé à cet effet au prix de 60 Francs par mois mais seulement pour 6 mois de l’année.
Le premier agent de police (19 Mai 1866)
Par suite de la suppression du commissariat de police de Montlhéry, la police de la ville laisse beaucoup à désirer surtout les jours de marché et le dimanche. Le Maire propose de demander à l’autorité supérieure le remplacement du commissaire de police par un agent de police spécialement affecté au service intérieur de la ville. Il propose pour le traitement de cet agent une allocation annuelle de 700 Francs. Le Conseil reconnait à l’unanimité l’utilité et l’urgence de la mesure proposée car il est évident que dans le cas où l’on établirait un commissaire cantonal à Arpajon, ce fonctionnaire ne pourra remplir à Montlhéry le service qu’exige ses marchés et la police de la ville.
Eclairage de la ville : passage de l’huile au gaz (16 Août 1864)
Le système d’éclairage de la ville de Montlhéry est dans un état d’usure presque complet. Les dépenses à faire pour remettre les réverbères en bon état de service équivaudraient à l’acquisition de nouveaux réverbères Déjà quelques propriétaires font usage du gaz à Montlhéry pour s’éclairer.
Une nouvelle cloche à Montlhéry (12 Février 1868)
Suite à un don privé à l’église, M le Curé DURUPT a acheté une nouvelle cloche dans les proportions de tonalité voulues et s’est occupé de sa suspension. L’ancienne cloche était on ne peut plus difficile à sonner et menaçait de tomber. Pour la remonter, il lui fallait pour parler alternativement avec l’autre, un même système de suspension. Les 2 cloches ont reçu ensemble le même montage mais il en coûte pour l’ancienne environ 350 Francs. Après mûre délibération, le Conseil reconnaît la portée de l’illégalité du procédé de M. le Curé pour avoir fait faire les travaux sans demander l’avis du Conseil. La conséquence de la demande de M. le Curé, a été admise à condition toutefois qu’un mémoire des travaux sera présenté au Conseil pour être vérifié par qui de droit et que dans tous les cas, la dépense ne s’élèvera pas à plus de 350 Francs.
Une gare à Montlhéry ? (23/9/1855)
2 avant-projets pour un chemin de fer direct entre Paris et Tours : Bourg-la-Reine, Longjumeau, Montlhéry, Arpajon, Dourdan ou les plaines de Chevreuse et de Limours en décrivant une courbe à l’Ouest
Le Conseil Municipal argumente :
- Montlhéry réuni à Linas présente une population de 3 200 habitants au nombre desquels figurent 257 commerçants patentés
- La station de Montlhéry serait le centre du mouvement d’au moins 7 000 individus auraient une distance diminuée de moitié pour se rendre à la gare
- Montlhéry est d’ailleurs le centre des affaires de toutes les communes qui s’étendent à plus de 4 km et qui présente une masse de 10 000 personnes
- Montlhéry par l’agglomération des populations, par le commerce de ses marchés, par l’exploitation des carrières, par la facilité des moyens de transport, sera une des stations les plus avantageuses du chemin de fer de Paris à Tours…
Taxe sur les chiens (16 Janvier 1857)
Demande au Préfet qu’il soit fait remise pour 1856 aux possesseurs de chiens, de la surtaxe à laquelle ils ont été imposés. En effet, certains possesseurs de chiens ayant déclarant le leur à la 2ème catégorie au lieu de la 1ère, parce qu’il était pour eux un chien de garde et d’agrément. Les instructions de 1856 n’étant pas aussi formelles qu’en 1857, elles ont pu être mal interprétées par eux.
Avis sur l’attribution d’une bourse (24 Mai 1861)
M. AUGER menuisier, est sur le point de solliciter son excellence M. le Ministre de la guerre pour obtenir une bourse pour Paul Auger son fils, en ce moment élève au lycée Impérial de Versailles, qui souhaite entrer à l’Ecole Polytechnique. Le Conseil doit donner son avis sur l’insuffisance de la fortune de M. et Mme AUGER pour payer cette école.
Enlèvement des boues et des ordures (16 Août 1864)
Une adjudication pour une entreprise qui gère l’enlèvement des boues et ordures a été faite le 8 Mai dernier, mais sans résultat. Le défaut d’entrepreneur pour ce service provient de ce que nombre d’habitants se permettent d’enlever en grande partie le crottin et les autres ordures se trouvant dans les rues, ce qui rend presque nul le produit que l’entrepreneur devrait retirer de l’enlèvement des boues et ordures.
Le Conseil, considérant que les boues et immondices de la ville sont la propriété communale, que la tolérance accordée aux habitants d’enlever ce qui leur convenait de ces boues et immondices portait préjudice à cause de cet abus, la commune est dans l’impossibilité de trouver un entrepreneur.
Enlèvement des boues et des ordures (Arrêté municipal)
1° Obligation pour les habitants de cette ville à balayer le devant de leurs maisons et jardins le dimanche, le mardi et le jeudi de chaque semaine ainsi que les jours de fête à partir du 1er Janvier prochain, 8 heures du matin du 1er Avril au 1er Octobre et avant 9 heures aussi du matin du 1er Octobre au 1er Avril, sauf le jeudi où le balayage ne devra se faire qu’après la clôture immédiate du marché qui se tient ce jour-là. Ils formeront des tas de ces balayages qu’ils déposeront devant leur maison ou jardin en ayant soin de ne pas les mettre sur le milieu de la rue, ni sur les trottoirs et de ne pas boucher les ruisseaux et avant le passage du boueur.
2° Défense, à partir de la même époque, à toute personne de ramasser du crottin, du fumier, de la paille ou des ordures dans les rues ou sur les places de marchés ; tous ces résidus étant la propriété de la commune qui se réserve de les faire enlever.
Acquisition d’une maison (21 Mars 1856)
- Le Maire, M. SAINTIN expose au Conseil qu’il a connaissance d’une maison située à l’angle de la Grande rue et de celle de la Souche, qui est en saillie de 5 mètres sur la rue qui doit être vendue à Paris et qu’il n’y a plus assez de temps pour obtenir les autorisations nécessaires et légales.
- Il a, avec l’avis officieux et unanime du Conseil, donné pouvoir à son avoué de se rendre adjudicataire de cette maison pour 1 600 Francs
- Et que dans le cas où il y aurait nécessité de payer le prix de cette acquisition avant l’accomplissement des formalités nécessaires pour que cette somme soit portée au budget de la ville, il s’offrait d’en faire l’avance sans aucun intérêt.
Diverses délibérations
16 Mai 1855 : M. le Préfet annonce que la portion à la charge de la ville pour la réparation des pièces cadastrales est fixée à 5 Francs. Le Conseil estime qu’elles sont dans un parfait état et n’ont besoin d’aucune réparation, refuse d’allouer la somme demandée.
9 Juillet 1862 : adhésion à la Société du Prince Impérial
13 Août 1862 : demande du curé de Montlhéry, de l’ouverture d’une fenêtre sur la ruelle de l’Hospice car les fonds baptismaux sont presque dans l’obscurité
20 Janvier 1863 : Paiement des dépenses pour un aliéné. Après investigation, le Conseil estime que ses 3 fils peuvent payer
22 Août 1863 : M. GUERIN Etienne a fait donation au Bureau de Bienfaisance, d’une rente 3% au porteur sur l’état français, de la somme de 50 Francs à la condition que le Bureau de Bienfaisance entretienne à toujours en bon état, la sépulture de la famille.
12 Novembre 1863 délibération pour l’achat de l’annuaire du département qui doit paraître en 1864 et dont le prix est fixé à 3 Francs . Conformément au vœu émis par M. le Ministre, M. le Préfet engage chaque commune à faire l’acquisition de l’annuaire.
17 Février 1866 : Demande à la ville de Paris de financer les réparations du chemin de Nozay
17 Février 1866 : Demande d’agrandissement de certaines voies publiques pour que les voitures puissent se croiser et pour la sécurité des personnes
19 Mai 1866 : Pétition des marchands de vins qui se plaignent qu’il a été accordé un débit sur la propriété de la commune qui leur porte un grand préjudice.
11 Août 1866 : télégraphe électrique : M. HOURDON, membre du Conseil Municipal, s’intéresse au télégraphe électrique et fait part à ses collègues de la lettre reçue de la société qui l’installe
21 Mai 1867 : demande d’arrêt du train n°1 partant de Paris à 07h20 du matin à Saint Michel.
Chasse à la Tour (11 Novembre 1853)
Les terrains de la Tour appartenant à la commune ont été convertis en promenades publiques très fréquentées l’année précédente. Un des membres du Conseil craint pour la sécurité des promeneurs. Le Maire, considérant qu’il y a danger, publie un arrêté interdisant la chasse
L’abri du gardien de la Tour
En Mai 1858, le gardien de la Tour, le sieur SAMUEL, demande au Conseil de vouloir bien faire construire sur le plateau de la tour, un petit bâtiment pour servir à abriter le gardien et les visiteurs de la Tour en cas de pluie.
Le Conseil vote une somme de 600 Francs pour la construction de ce bâtiment
En Octobre, le Maire réunit le Conseil pour avoir son avis sur un marché passé entre lui et le sieur CHOUTEAUX, entrepreneur demeurant en cette ville, pour la construction, avec dispense d’adjudication, d’un petit pavillon sur le terrain de la tour de Montlhéry.









